La classe!

A la Cité des métiers (III)

Bilan positif de la manifestation: 70 548 entrées, dont 27 000 enfants des écoles genevoises, et 3000 du reste de la Suisse romande.

Rédigé le 01 décembre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Diplômé

"J’ai fait «Maths sup et HEC». Maternelle supérieure et Hautes études communales. Les études restent un parachute. Comme le bac, on peut dire que c’est de la merde quand on l’a."

Paul-Loup Sulitzer, dans M

Rédigé le 30 novembre 2009 dans Aucun rapport, mais là, aucun | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

A la Cité des métiers (II)

20Rencontre avec Philippe Comte, étudiant en communication visuelle à la Haute école d’art et de design de Genève. Âgé de 21 ans, il a concocté l'affiche du Paléo Festival Nyon, dévoilée officiellement le 25 novembre. En troisième année, il devrait obtenir son bachelor en juillet 2010. Comme il se trouvait sur le stand de son école à la Cité, je lui ai tendu l'enregistreur.

Comment en êtes-vous arrivé à prendre part à la course pour créer l'affiche de Paléo?

Chaque année, la HEAD lance le concours au sein de l'école. En première année, il est obligatoire de participer, ce qui est bien. Puis cela devient optionnel. Je me suis présenté deux fois. Et en mars de cette année, j'ai eu la confirmation que mon projet était retenu. Cela fait donc depuis le printemps que je me tais, silence total (rires) ! 

Expliquez votre concept...

Nous avons été briefés: Paléo voulait quelque chose de très différent des années précédentes. Pas question d'éléments tirés de la musique, plutôt de l'abstrait. Je ne suis pas très à l'aise avec le dessin: je suis parti sur des formes simples, circulaires. L'ensemble compose un visage. Afin de montrer le côté chaleureux de la manifestation, les gens qui se rassemblent... Côté technique, tout a été réalisé avec Illustrator.

Et les couleurs?

Au final, nous avons pris celles du logo. Cela a beaucoup évolué!

Et les produits dérivés?

Depuis début septembre, je suis en stage à temps partiel à la Fonderie à Carouge (une association de graphistes), parallèlement à mes cours. Je travaille pour la partie création, merchandising... Quand on participe au concours, on doit fournir une boîte à outils...

C'est-à-dire?

Des éléments de l'affiche réutilisables sur différents supports. J'avais réalisé une simulation pour le T-shirt, la casquette, etc. Paléo a vu toutes les options possibles. Aujourd'hui, dans le cadre de mon stage, ces formes, ces cinq lettres m'ont permis beaucoup de choses, comme créer des petits personnages, des animaux destinés aux T-shirts pour les enfants... Simplement avec des assemblages, sans couper les formes. Il reste encore beaucoup de travail: certaines maquettes ont été validées, d'autres doivent être modifiées.

La HEAD va vous donner votre diplôme directement?

Non! Mais c'est une belle expérience.

Parlez-nous de votre parcours

Je suis Français. A l'école, en 3e, il faut effectuer un stage en entreprise pour découvrir les métiers. Je suis allé chez Mathys. Les graphistes m'ont parlé de leur travail, et je me suis dit: "je veux faire ça". Ensuite, j'ai passé le concours d'entrée aux Arts appliqués à Genève. Après une année préparatoire, j'ai choisi le graphisme. Trois ans de formation, avec un CFC. En parallèle, j'ai suivi la maturité professionnelle artistique. Ensuite, j'ai enchaîné avec la HEAD, où j'ai été accepté.

Et ensuite, un master?

Non! J'en suis à 7 ans d'études... Avec deux amis, nous avons monté un groupe, dans le but, un jour, de lancer notre propre entreprise.

Edité le 27 novembre

Rédigé le 26 novembre 2009 dans Hautes écoles | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

A la Cité des métiers (I)

Jusqu'au 29 novembre, Genève accueille le plus grand salon de Suisse consacré à la formation. Il s'agit de la Cité des métiers et de la formation, dans la Halle 6 de Palexpo. Près de 200 exposants s'y trouvent.Tous les métiers existants sont représentés.

Mardi 24 novembre, la manifestation avait accueilli 12000 visiteurs, surtout des enfants et des jeunes de 12 à 16 ans. Le mercredi, c'était un peu plus calme. Visite en images (cliquez pour les agrandir).

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Quatorze places de travail en horlogerie et bijouterie ont été installés par l'Union des fabricants d'horlogerie de Genève, Vaud et Valais (UFGVV).

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Au coeur de la manifestation, le pôle "nature". Arboriculteurs, forestiers, fleuristes, horticulteurs, métiers du cheval, recycleurs, etc. Une havre de paix, avec arbres et fontaine.

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Alméric Théraulaz, apprenti monteur en chauffage à Charmey. Il participe aux championnats suisses des métiers, une épreuve de sélection pour les mondiaux, qui auront lieu à Londres en 2011. Quatre métiers du bâtiment sont en démonstration, sous l'oeil d'un collège de jurés. Impressionnant.

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Les métiers du bâtiment sont très présents. Les cours pratiques des apprentis maçons ont été délocalisés à Palexpo pour le temps de la Cité des métiers.


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Un garage-carosserie auto-moto-vélo a carrément été installé!

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Le stand des douanes suisses. Animations spectaculaires, avec recherche de drogue grâce aux chiens, ou passage de bagages au scanner. Ici, l'animateur sort un pistolet d'un carton!


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Présenter la météo, pas si facile. Sur le stand de la TSR, on s'essaie au fond bleu, sur lequel on inscruste ensuite les images.

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Le stand de L'Hebdo, avec des albums de Mix&Remix, et des rencontres avec des journalistes et des graphistes.

Rédigé le 26 novembre 2009 dans Apprentissage, Formation continue, Hautes écoles | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Pour un département fédéral de la formation

Je ne l'avais pas vu passer, mais le conseiller d'Etat Charles Beer (PS/GE) s'est prononcé le 8 octobre pour un regroupement de la formation dans un seul département fédéral, contre deux actuellement (en très gros, les EPF sont à l'Intérieur et les HES + la formation professionnelle sont à l'économie).

"Gageons qu'à l'issue de l'élection de Didier Burkhalter, le Conseil fédéral prendra la première mesure indispensable - au-delà de l'entrée en vigueur projetée pour 2012 de la Loi fédérale sur l’aide aux hautes écoles et la coordination dans le domaine suisse des hautes écoles (LAHE) - celle de créer un département de la formation, tant attendu pour donner le signal de l'ambition et de l'exigence."

Source

Rédigé le 23 octobre 2009 dans Hautes écoles | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Logiciel à 7 millions poubellisé?

L'Etat de Vaud a tenté d'harmoniser la gestion des données des écoles avec un logiciel sur mesure. Coûteux échec.

Après trois ans d’agonie, les souffrances du projet SIEF devraient être abrégées. Le Système d’information des établissements de formation, censé uniformiser les données des écoles vaudoises, devrait être abandonné: soit entièrement, soit partiellement jusqu’à ce qu’une autre méthode prenne le relais. Selon nos informations, c’est ce que l’audit, voulu par le Grand Conseil, propose au Conseil d’Etat. Les 7 millions de francs investis partiraient ainsi en fumée.

 

Car c’est un logiciel sur mesure, inspiré de ce qui existe en Autriche, que le Département de la formation (DFJC) a commandé à un grand concepteur informatique (que nous n'avons pas pu joindre). Lancé en 2006 en fanfare, le dénommé e*SA devait gérer les absences et les moyennes des élèves, entre autres. Jusqu’alors, chaque établissement utilisait l’application de son choix: on en comptait près 200 dans le canton. Dès lors, le traçage des élèves qui déménageaient, par exemple, s'avérait très compliqué. Le canton a voulu y mettre de l'ordre. Les écoles professionnelles ont essuyé les plâtres et subi d’innombrables bugs: absences non comptabilisées, moyennes fausses, tout devait être contrôlé manuellement. Le concepteur a mené quatre mises à jour, sans succès.

 

Au printemps 2008 puis 2009, la Commission de gestion du Grand Conseil a vertement critiqué SIEF. Elle déplorait un «projet fait «à la hussarde», sans école pilote, sans planning cohérent, sans suivi». Elle épinglait également le concepteur, dont «la réaction (aux problèmes du logiciel) n’est pas à la hauteur». D’ailleurs, le procès avec l’Etat de Vaud avait été évité de justesse en 2007. Au final, SIEF aura épuisé les chefs de projet de chaque bord, qui seront tous deux remplacés.

 

C’est aussi la gestion de l’affaire au niveau départemental qui semble avoir posé problème. Le département d’Anne-Catherine Lyon (DFJC) a tenu à mener SIEF seul, alors que l’informatique cantonale est dorénavant réunie sous l’égide de François Marthaler, au Département des Infrastructures. «Le DFJC est resté dans son coin, accuse Fabienne Despot, députée à la tête de la commission du Grand Conseil. SIEF aurait dû être intégré à l’informatique cantonale beaucoup plus tôt.» Ce sera finalement fait, en mai 2009, après trois années de débâcle. Cela permet aujourd’hui à Anne-Catherine Lyon de renvoyer la patate chaude à François Marthaler en refusant de répondre à nos questions. Quant à ce dernier, il juge prématuré de communiquer, étant donné que le Conseil d’Etat n’a pas encore été consulté.

 

Si e*SA est bien débranché, comment fonctionneront dorénavant les écoles professionnelles? Impossible de revenir aux logiciels antérieurs, désactivés, car l'Etat de Vaud a refusé qu’ils tournent en parallèle. L’aide ne viendra pas non plus des autres cantons, qui n’ont encore rien uniformisé et lorgnaient certainement sur l’expérience vaudoise. Pour Jean-Paul Jubin, secrétaire général du DFJC, qui dirige le comité de pilotage de SIEF, les établissements pourront faire appel à leur «plans B», comme des applications capables de gérer certaines données séparément. Quant à savoir qui, du concepteur ou du canton, porte la responsabilité de ce gâchis à 7 millions de francs, l'audit le déterminera également.

Tasha Rumley

Rédigé le 01 octobre 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le nez dans les étoiles

Sat_1

A l'écran, le compte à rebours indique: - 00 00 40 12. Ce mercredi 23 septembre à 7h40, dans la salle polyvalente de l'EPFL, une foule attend avec impatience le lancement de la fusée PSLV C-14. Celle-ci doit décoller dans un peu moins de trois-quarts d'heure de la base spatiale de Sriharikota (est de l'Inde), à 8000 kilomètres de Lausanne.

Au 4e étage de ce monstre de 44 mètres de haut, pesant 230 tonnes, se trouve le minuscule Swisscube (voir photo), le premier satellite entièrement conçu et réalisé en Suisse. Cet objet de 820 grammes, mesurant 10x10x10 cm, a été fabriqué par plus de deux cent étudiants et chercheurs, travaillant dans huit hautes écoles différentes.

Trois ans et demi de travail intense, pour vivre ce moment.

Le projet est né en 2005 à l'EPFL. Le professeur Herbert Shea et le Space Center s'intéressent aux minuscules CubeSat, qui se répandent depuis la fin des années 90. Un standard (1 kilo maximum, 10x10x10 cm, pas de dispositif pyrotechnique ni d'électronique pendant le décollage), né à Stanford, se répand. Aujourd'hui, plus de 40 de ces objets ont été lancés, avec des succès divers.

Ces engins constituent surtout de formidables outils pédagogiques. Fabriquer entièrement un satellite, en observant les très strictes procédures imposées par les lanceurs, est un défi pour des étudiants.

Maurice Borgeaud, directeur du Space Center de l'EPFL, rappelle quelques faits. Swisscube, dont la mission devrait durer de 3 à 6 mois (mais peut-être tiendra-t-il un an!), volera à 720 kilomètres d'altitude, à 28 000 kilomètres/heure. Il fait le tour du globe en 99 minutes. Sa puissance d'émission n'est que de 1,5 Watt. Il fonctionne à l'énergie solaire, chaque face du cube étant garni de cellules photovoltaïques. Pour parler de sous: le projet a coûté 530 000 francs, dont 110 000 rien que pour le lancement.

Alors que le compte à rebours affiche - 00 00 28 13, la cheffe de projet Muriel Noca indique que plusieurs versions du satellite ont été testées. Il doit répondre à des normes strictes en matière de résistance aux contraintes thermiques, aux radiations et aux vibrations subies lors du lancement.

Autre contrainte: s'adapter au calendrier académique. En effet, les étudiants ont souvent travaillé sur Swisscube dans le cadre de leurs projets de masters, et sur des aspects très différents. Ce qui a exigé un intense travail de coordination. Outre l'EPFL, l'école d'ingénieurs et d'architectes de Fribourg, la Haute école ARC, la Haute école d'ingénierie et de gestion du canton de Vaud, l'université de Neuchâtel, l'université de Berne et la Fachhochschule Nordwestschweiz! Là-dessus, l'industrie spatiale suisse (Ruag) et l'ESA ont effectué des revues régulières, afin d'assurer la réussite du projet!

Airglow

A quoi va-t-il servir?

A observer l'airglow (photo), un phénomène qui se déroule à environ 100 km d'altitude (voir photo). Cette lumière verte "est due à la recombinaisons d'atomes d'oxygène", explique Muriel Noca. Pendant le jour, les rayons du soleil cassent les liaisons existantes entre les duos d'atomes d'oxygène (O2). Pendant la nuit, ces derniers se recollent entre eux. A ce moment, des photons sont émis, entre le vert et l'infrarouge proche (550 à 767 nm).

Swisscube est équipé d'un petit télescope (de 5 cm) qui va prendre des images de ce phénomène. "Il va compter les photons qui proviennent de la recombinaison", explique Muriel Noca. Une information ensuite transmise à la Terre. Deux stations de base, l'une à Fribourg, l'autre à l'EPFL, devraient capter et traiter les signaux émis. L'airglow est un phénomène étudié depuis le sol, mais très peu depuis l'espace, ce qui motive l'intérêt scientifique du projet.

A l'écran, les images du centre spatial indien sont retransmises par IBN (CNN). L'Inde est devenue une puissance spatiale: presque tous les lancements de la PSLV ont été réussis. La fusée rouge et blanche ne transporte évidemment pas seulement l'engin helvétique. Il porte surtout OceanSat2 (970 kilos) et 3 autres CubeSat (deux allemands et un turc).

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A 8h21, le décollage a enfin lieu, avec le fameux compte à rebours "three... two... one". Rapidement, le lanceur disparaît dans le ciel. Recevant les informations directement d'Inde, Muriel Noca explique que tout se passe bien, que les étages de la fusée se séparent correctement. L'émotion est grande à l'EPFL! A 8h27, l'engin vole à 2,7 kilomètres par seconde. A 8h37, le dernier étage se détache, 6,4 km/s. A 8h40 enfin, les nanosatellites sont éjectés les uns après les autres. Swisscube sort en dernier à 8h42: c'est fait, la Suisse a son satellite. La vingtaine de membres de l'équipe présents, vêtus de pulls rouges, expriment leur joie.


Quelques images prise dans la salle après le lancement

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Guillaume Roethlisberger, jeune ingénieur qui a travaillé sur le projet pendant trois ans, est soulagé. Pendant le lancement, on ne contrôle rien, rappelle-t-il.

En attendant de recevoir les premiers signaux en provenance du satellite, une visite de laboratoires est organisée. L'occasion de voir des lieux méconnus de l'EPFL, comme l'atelier où la structure du satellite a été réalisée. A partir d'un cube d'aluminium de haute qualité pesant 4,8 kilos, une machine de 18 tonnes a produit un cadre de ... 93 grammes! Des pièces en titane ont également été usinées sur place.

Sc5La structure de Swisscube, en alu

A 9h38, surprise: le signal d'identification du satellite, en morse, a été capté par Cal Poly, en Californie! Ecoutez le mp3. On attendait des nouvelles plus tard, depuis l'Afrique du Sud. L'engin n'avait pas encore fait une fois le tour de la Terre: pendant que nous parcourions les laboratoires (et les couloirs sans fin du Poly), il survolait l'Antarctique, puis le Pacifique.

Sc7 Antenne pour communiquer avec le satellite (réception-émission)

Lors de la conférence de presse qui a suivi, Adrienne Corboud Fumagalli, vice-présidente de l'EPFL pour l'innovation et la valorisation, rappelle que l'industrie spatiale suisse affiche un chiffre d'affaires de 250 à 350 millions de francs par an. Que Swisscube possède une forte portée symbolique, vis à vis de l'ESA.

Juan Mosig, président du comité de pilotage du Space Center de l'EPFL, se réjouit de voir dans la salle "ces étudiants qui sont les ingénieurs du spatial suisse de demain."

Daniel Neuenschwander, directeur du Swiss Space Office, rappelle que la Suisse figure parmi les membres fondateurs de l'ESA (1975) et que notre pays vise un rôle de premier plan dans le domaine spatial.

Marie-Thérèse Ivora, directrice de Ruag Aerospace site de Nyon, envie les jeunes qui ont participé à l'aventure Swisscube. "Nous avons ici des étudiants possédant une formation idéale pour nous, une formation qui n'existait pas avant. Nous allons engager du monde".

Jean-Luc Moner-Banet, directeur de la Loterie Romande et sponsor, explique que c'est lors du Forum des 100 2008, organisé par L'Hebdo, qu'il a assisté à une conférence sur Swisscube donnée par Muriel Noca. Le projet cherchait du financement... qu'il a trouvé suite à leur rencontre. Aujourd'hui, le logo de la LoRo figure sur le satellite, ce qui a fait dire à Jean-Luc Moner-Banet qu'elle était la première loterie dans l'espace.

Pour l'avenir? Placer la Suisse dans un marché de niche, les satellites de 10 à 20 kg de charge utile. Des engins plus puissants que Swisscube. Travailler avec la World Meteorological Organization (WMO), basée à Genève, sur les changements climatiques.

Aujourd'hui, dans le monde, plus de 40 CubeSat sont en préparation. L'aventure spatiale continue.

PS: pour le suivi de la vie quotidienne de Swisscube, au-dessus de nos têtes, c'est ici: http://swisscube.epfl.ch/

MàJ 23.9.2009 - 16h19

Rédigé le 23 septembre 2009 dans Hautes écoles | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

A propos du "Livre blanc sur l'éducation"

La polémique autour du Livre blanc sur l'éducation, publié par les Académies suisses des sciences, n'en finit pas de faire des vagues. Il s'agit d'un scénario et d'une feuille de route prévu pour l'horizon 2030.

Des postulats comme "En 2030, nous vivons dans un monde globalisé, uniformisé et standardisé d’un point de vue économique, scientifique et technologique" sont posés.

Mais ce qui a fait réagir, c'est plutôt ceci: "Depuis que l’âge minimum requis pour la fin de la scolarité obligatoire est passé à 18 ans et qu’un système éducatif cohérent et harmonisé au niveau international a été mis en place, on constate que l’objectif de 70% de diplômés de l’enseignement supérieur par année d’âge est maintenant à notre portée. L’échange de personnel qualifié («brain circulation») a considérablement augmenté dans tous les domaines. Le paysage des hautes écoles suisse qui, outre les universités, compte également les EPF et les hautes écoles spécialisées, a profité de l’introduction des examens d’accès aux études. La suppression de l’ancienne transition automatique de la maturité vers les études universitaires s’est avérée positive."

Objectif: 70 % de diplômés du tertiaire en Suisse, en 2030. L'OCDE vient de faire paraître des statistiques à ce sujet, relayées par la newsletter Panorama: "18,3% d'une volée ont acquis un titre de la formation professionnelle supérieure (tertiaire B) et 31.4% un titre universitaire (tertiaire A). La moyenne de tous les pays membres de l'OCDE s'élève respectivement à 9.4 et 38.7%, celle des pays membres de l'UE (UE19) respectivement à 7.7 et 36.9%."

Il y a donc encore de la marge!

Autre citation du "Livre blanc" qui a fait "tilter": Les dépenses pour la formation à tous les niveaux, aussi bien dans le secteur public que privé, représentent en 2030 10% du PIB (produit intérieur brut) et 20% de la totalité des dépenses publiques."

Aujourd'hui, nous en sommes à 5,9 % du PIB, et 12,8 % des dépenses publiques. Soit presque la moyenne de l'OCDE, comme le relevait Isabelle Chassot, conseillère d'Etat fribourgeoise en charge de la formation, dans Le Matin Dimanche du 13 septembre.

Philippe Gonon, professeur à la Zürcher Hochschul-Institut für Schulpädagogik und Fachdidaktik, a réagi pour Panorama. Extraits choisis: "Que le nombre de maturités gymnasiales doive augmenter n'est de loin pas l'avis de tous les professeurs, bien au contraire: cette augmentation ferait baisser la qualité des gymnases actuels. Telle est l'opinion quasiment unanime."

Bien sûr, le modèle du "Livre blanc" implique que la part de la formation professionnelle duale soit réduite. Comme le relève Panorama, "dans une interview à la NZZ, Walther Zimmerli, professeur et auteur principal du Livre blanc a qualifié la formation professionnelle de «modèle dépassé»". C'est le point qui semble le plus irréaliste dans la vision portée par le document.

Rédigé le 17 septembre 2009 dans Hautes écoles | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

C'est la rentrée

Et les hautes écoles publient leurs statistiques. (MAJ 14 septembre)

L'Université de Neuchâtel devrait dépasser les 4000 étudiants. En tout, 2488 demandes d'inscription sont parvenues à l'UniNE, contre 1888 en 2008. Toutes ne se traduiront pas par des immatriculations définitives: la rectrice estime que l'alma mater comptera au final 1000 nouveaux étudiants.

La Haute école ARC accueille plus de 1722 étudiants, soit 120 de plus qu'en 2008. Dans le détail: 1142 inscrits en formation de base (bachelor) dans le domaine de la Conservation-restauration (34), de la Gestion (459), de l’Ingénierie (309) et de la Santé (340).

Comme signalé par Antonin dans les commentaires, l'EPFL devrait dépasser les 7000 étudiants. La section d'architecture remporte un franc succès.

L'Université de Berne compte 13942 étudiants immatriculés, un chiffre en hausse de 1,7 %.

L'Université de Fribourg compte environ 9700 étudiants. Parmi les nouveauté, la troisième année d'étude bachelor en médecine reçoit ses premiers participants.

La Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) compte 14400 étudiants sur 27 sites, contre 13600 en 2008. Une augmentation due à la création de nouveaux masters.

L'Université de Lausanne gagne 550 étudiants, et en compte un peu plus de 12000. La nouveauté? Des cours de sciences naturelles conçus pour les étudiants en sciences humaines.

La Haute école pédagogique de Lausanne (HEP) voit ses effectifs augmenter de 10 %, pour atteindre 1269 étudiants.

Rédigé le 10 septembre 2009 dans Hautes écoles | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Le Guide de l'étudiant est paru

Cover_guide Offert avec L'Hebdo du 3 septembre 2009, et vendu trois francs en kiosque.

Au sommaire

Editorial

Brèves

Dossier logement étudiant, les solutions

Biocapteurs et médecine

Les études en histoire

Les études en musique

Reportage à HEC Montréal

Entretien avec Stéphane Pannatier, sur la formation à distance.

Rédigé le 03 septembre 2009 dans Guide de l'étudiant, Hautes écoles | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Le master pour les "non-juristes"

Vorlesung1 En complément de l'article sur le "master pour les non-juristes" paru dans le Guide de l'étudiant de septembre 2009, voici les réponses (en allemand) de Marco Bowald, responsable communication de la faculté de droit de l'Université de Fribourg (photo: UNIFR)

Pour cette deuxième rentrée, est-ce que cette formation affiche complet ?

Nein. Es gibt keine Beschränkungen in Sachen Anzahl Studierende. Die MALS-Studierenden werden in den „ordentlichen Betrieb“ integriert (gleiche Kurse, gleiche Prüfungen, etc.). So gesehen hat es neben den rund 1700 „normalen“ Jus-Studenten und den „Nebenfächlern“ (droit comme branche secondaire) einfach noch etwa 50 MALS-Studierende.

Combien d'étudiants sont attendus en septembre ?

Am 22.7. waren es 40. Da eine Einschreibung noch bis am 31. 8. möglich ist gehe ich davon aus, dass es wohl etwa 50 sein werden.

Quelle proportion d'étudiants choisit le français, l'allemand ou la voie bilingue ?

Immer noch Stand 22.7.: (Ich gehe davon aus, dass die Proportionen sich nicht ändern werden.) Deutsch: 8 (20%); Französisch: 16 (40%); bilingue (40%): 16, Total 40 (100%).
Interessant dabei der Vergleich zu den «normalen» Jusstudenten (Stand Herbst 2008): Deutsch 29%, Französisch 34%, bilingue 37%. In etwa die gleichen Proportionen.

Quel est le profil des étudiants choisissant le MALS (à la fois ceux qui arrivent en 2e et les nouveaux ) ?

Es gibt kein klares Profil. Es ist eine relativ heterogene Gruppe. Wir haben ja grundsätzlich 2 Zielgruppen: „Nicht-Juristen“ und ausländische Juristen. Hier ist Verteilung: CH: 32 (80%); Ausland: 8 (20%); Total 40.
Man kann zudem feststellen, dass es einerseits Leute sind, die noch keine grosse Berufserfahrung haben und Ihre Ausbildung auf universitärer Ebene mit dem MALS komplettieren (23 Personen Jahrgang 1981 und jünger) und andererseits gibt es eine Gruppe von Leuten, die in der Berufswelt verankert sind und für den MALS an die Universität „zurückkommen“; zum Teil nach längerer Zeit: 17 Personen 1980 und älter, davon die meisten mit Jahrgang 70er (7 mal), 60er(5 mal).

Quel est leur parcours: des reconversions ? Des chefs d'entreprises qui ont besoin du droit pour travailler ? Des gens qui visent un nouveau poste en entreprise ?

Diejenigen, die aus der Arbeitswelt kommen, kommen teilweise aus der Verwaltung, teilweise aus der Privatwirtschat, von grossen Firmen, von kleinen Firmen. Gemeinsamkeit dieser Gruppe ist in der Regel, dass Kenntnisse des Rechts entweder Ihre Arbeit erleichtert (bzw. „verbilligt“, weil weniger externen Juristen bezahlt werden müssen) oder eine Beförderung bzw. einen Stellenwechsel begünstigt.

Sont-ils plus âgés que les étudiants en master "classiques" ?

Im Schnitt schon. Dies liegt an der erwähnten „Gruppe aus der Arbeitswelt“.

Avez-vous beaucoup d'étudiants étrangers ?

Wie erwähnt: 32 CH; 8 Ausland. Meines Erachtens sind die 20% Ausländer eine hohe Quote, oder auch ein Beweis für die Attraktivität des MALS für Ausländer. (Unter den «normalen» Studierenden hat es 9% Ausländer.)

Enfin, comme se passe le contact entre ces étudiants particuliers, qui ont de l'expérience professionnelle, et le monde académique ?

Ich würde sagen dieser Kontakt ist für beide Seiten sehr bereichernd – und ideal fürs Networking. Für die MALS-Studenten aus der Arbeitswelt ist die Universität nichts Unbekanntes, sie waren ja schon mal an der Uni, nur hat sich natürlich einiges verändert.

Selon les diplômes que possèdent ces étudiants, il a sûrement fallu gérer un "choc culturel" ?

Bei den jüngeren kaum, weil die kommen von anderen Fakultäten/Hochschulen. Bei den älteren könnten die Resultate der Bolognareformen vielleicht schon einen kleinen „Kulturschock“ ausgelöst haben.

Rédigé le 03 septembre 2009 dans Guide de l'étudiant, Hautes écoles | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Hautes écoles: être davantage qu’un client

La Suisse doit bientôt se doter d’une nouvelle loi sur l’aide aux hautes écoles et la coordination dans le paysage suisse des hautes écoles, la LAHE.

Pendant la session d’hiver, le Conseil des Etats va se pencher sur ce projet de loi. Il ne règle pas uniquement les principes du financement pour les subventions fédérales, mais aussi le rôle et la répartition des compétences entre cantons, Confédération et «organes» dans le domaine des hautes écoles suisses.

Il faut malheureusement reconnaître que, fondamentalement, les étudiant-e-s ne sont toujours pas considéré- e-s comme des partenaires à part entière, et les modalités actuellement proposées pour la participation étudiante sont insuffisantes.

Quel est notre rôle? En fonction des personnes avec qui l’on parle, notre image peut varier considérablement. Dans le pire des cas, l’étudiant-e se retrouve «client-e» des hautes écoles. Si certain-e-s parmi vous entament leurs études cet automne, balayez ce vocabulaire. Contribuez plutôt à l’organisation de vos études: participez et considérez-vous comme une composante essentielle de votre haute école. C’est à nous, étudiante- s, de décider du rôle que nous voulons jouer.

Et si vous ne voulez pas vous limiter à «consommer» votre formation, le mieux consiste à prendre contact avec l’association de protection des consommateurs/ trices la plus proche... soit l’association des étudiante- s de votre haute école.

Marco Haller, membre du comité exécutif de l’Union des étudiant-e-s de Suisse

Rédigé le 03 septembre 2009 dans Formation continue, Guide de l'étudiant | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

A propos du master ès sciences en sciences infirmières

En complément de l'article sur le "master en sciences infirmières" paru dans le Guide de l'étudiant de septembre 2009, voici les réponses d'Isabelle Chaudet, de l'Institut Universitaire de Formation et de Recherche en Soins - IUFRS

"14 étudiants ont été admis à ce programme. Leur parcours académique antérieur varie : la moitié de ces personnes dispose d’un diplôme d’infirmier-ère HES, l’autre moitié d’un Bachelor universitaire en sciences infirmières d’universités de l’étranger ou d’un diplôme jugé équivalent par les instances compétentes à l’Université de Lausanne (UNIL) et à la Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO). Pour cette première volée, personne n’a effectué de parcours académique antérieur en médecine. 4 personnes ont effectué leurs études antérieures à l’étranger (Canada, Brésil et Belgique)."

"Nos futurs étudiant-e-s sont : 12 femmes et 2 hommes. La plupart d’entre elles et eux sont dans la trentaine."

"Les enseignants du Master sont des professeurs de l’UNIL ou de la HES-SO, ainsi que d’autres universités de l’étranger (Canada)."

"La pratique infirmière avancée est un enseignement sur l’origine, les fondements et modèles de développement de la pratique avancée; les théories organisationnelles, les aspects contextuels et les enjeux du développement de la pratique avancée. Ce cours comprend aussi une analyse de stratégies d’implantation et de l’intégration du rôle de spécialiste au sein d’équipe interdisciplinaire de soins."

"Plusieurs enseignements du Master se donneront en étroite collaboration avec les milieux cliniques. Il s’agira notamment de créer et d’implanter un projet de soins qui permette aux étudiants d’actualiser leurs apprentissages dans un contexte de pratique avancée. Ce projet de nature interdisciplinaire devra avoir pour cible une population spécifique et pourra se réaliser dans divers environnements de soins: unité de soins, département / programme, service ambulatoire, à domicile, école, industrie ou communauté."

Rédigé le 03 septembre 2009 dans Guide de l'étudiant, Hautes écoles | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Un nouvel institut au Locle

VueAerienneLocle En complément de l'article paru dans L'Hebdo le 20 août, voici quelques détails supplémentaires sur le futur "centre international de formation continue en horlogerie". Ce dernier va ouvrir ses portes fin octobre au coeur de la région horlogère.

Il s'agit d'un partenariat entre la ville du Locle (photo www.ne.ch), le canton de Neuchâtel et l'AMS, l'association des fournisseurs d'horlogerie du marché suisse. Celle-ci regroupe 80 entreprises parmi les plus grandes, comme le Swatch Group.

L'association s'est rendu compte, il y a 6 ou 7 ans, que les montres avaient énormément évolué sur le plan technique, mais que le personnel des points de vente ne pouvait pas répondre aux demandes des clients sur ces questions. Les besoins en formation ont été listés notamment par François Thiébaud, président de Tissot. Cela a débouché sur une formation qui dure 42 jours, un brevet fédéral. Aujourd'hui, plus de 80 titres ont été délivrés.

Mais il existe d'autres demandes. Ainsi, Manor a fait organiser un cours spécifique de 3 jours pour son personnel de vente de montres, en français et en allemand. Ce cours pourrait être ouvert à des personnes qui ne connaissent pas le monde de l'horlogerie, comme des chômeurs ou dans un but de reconversion.

Autre idée. Dans le milieu horloger, beaucoup de professionnels possèdent une bonne formation de base mais connaissent mal les produits, les complications, l'histoire, la formation des groupes. Pour combler ces lacunes, des cours d'une semaine ont été mis en place.

Le brevet fédéral a rencontré de l'écho à l'étranger. Du personnel vend des montres suisses de Tokyo à New York. Certes, les marques donnent de la formation, mais rien de généraliste. Des sessions de 35 jours sont prévues, sanctionnée par un diplôme signé par la Fédération horlogère. Les cours seront donnés en anglais et peut-être en chinois à l'avenir.

Tous ces cours seront hébergés sous le même toit. Le Locle possède un bâtiment ad hoc, l'ancienne école de puéricultrice, situé tout près de l'Hôtel de Ville. Les locaux vont être refaits à l'intérieur, équipés, les fenêtres vont être changées: la ville du Locle a fait un effort important.

Les formations seront dispensées à la fois par des professeurs du CIFOM et des professionnels de la branche.

Rédigé le 20 août 2009 dans Formation continue | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

L'accueil de jour fait les frais des rivalités de partis

C'est cette semaine que se dessine l'accueil de jour des enfants à Genève. Les 25 et 26 juin, le Grand Conseil débattra d'une initiative radicale qui oblige le canton et les communes à offrir des places à tous les enfants scolarisés dans le public, dont les parents travaillent. Pour l'instant, le GIAP (groupement intercommunal pour l'animation parascolaire) regroupe les offres des communes et se pose pour objectif de répondre à toutes les demandes. "Les manques sont infimes à Genève et y pallier n'engendrerait pas d'énormes coûts, assure Jacques Follonier, radical président de la commission de l'éducation au Grand Conseil. Mais le système arrive à saturation, il y a des listes d'attentes. Nous sommes en avance sur les autres cantons, mais nous devons assurer l'offre dans l'avenir en l'inscrivant comme devoir dans la Constitution."

Si l'initiative déclenche un enthousiasme de principe, elle a pourtant été blackboulée en commission, par la gauche et le PDC. En cause? Le devoir de "tenir compte des besoins pédagogiques, artistiques et sportifs des enfants" inscrit dans le texte. "C'est illusoire!, dénonce Sylvia Leuenberger. Ce texte veux faire croire que l'on pourrait offrir cela aux enfants, mais ca coûtera bien plus cher. Il trompe les gens, ou alors, il faudra faire payer les parents." Un contre-projet pourrait émerger, que les radicaux soupçonnent d'être équivalent à leur initiative et d'avoir pour seul but de leur ôter la paternité du projet. Regard envieux sur le canton de Vaud, où la même initiative des radicaux-libéraux a été présentée comme initiative parlementaire par les socialistes, assurée d'un soutien presque unanime.

Dans le même temps, un front de la gauche a déposé le 22 juin les 14 804 signatures d'une initiative dans le même esprit. "Pour une véritable politique d'accueil de la petite enfance" veut inscrire le droit à une place de crèche dans la Constitution. Ainsi, si les deux textes étaient acceptés, ils assureraient un cursus complet à l'enfant, du bébé à l'ado. Les Genevois pourraient être amenés à se prononcer sur ce texte d'ici deux ans. Pour l'instant, la droite n'a pas encore pris position. Saura-t-elle résister à l'envie d'une revanche en bloquant à son tour l'initiative sur les tous petits?

Tasha Rumley

Rédigé le 23 juin 2009 dans Ecole obligatoire | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

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