Bousculées par la concurrence, les écoles privées doivent innover sans cesse. Ce hiver, "L'Hebdo" a visité plusieurs établissements de ce type en Suisse romande, pour en ramener six bonnes idées. Trois conseillères d'Etat en charge de l'éducation réagissent à ces propositions, et jugent de la pertinence de leur généralisation dans l'école publique. Les six messages qui suivent reprennent ces idées, et sont accompagnés des réactions des ministres concernées. Vous êtes invités à poursuivre le débat en réagissant à votre tour.

Un des points soulevés par votre article est le coût des écoles privées. Un des intervenants donne l'impression que les écoles privées ne pensent qu'à faire de l'argent.
A ce sujet, un article paru au début des années 90 (si je me souviens bien, dans la "Schweizer Familie") comparait les coûts des gymnases publics et privés. La comparaison était justifiée car les examens de maturité étaient de valeur égale, ainsi que les résultats à ces examens. A cette époque, les gymnases privées coûtaient en moyenne CHF 12'000 par année et par étudiant (écolage seulement). Avec cette somme, les établissements privés devaient non seulement couvrit tous les coûts de fonctionnement, de dépréciation des bâtiments et du mobilier, de charges fiscales, d'assurances, etc, mais encore faire un bénéfice.
Les gymnases publics coûtaient au contribuable CHF 24'000 par année et par étudiant, toutes charges comprises (salaires, matériel, bâtiments, etc)!
Pourtant, ces chiffres surprenants n'avaient pas donné lieu à débat. Il serait intéressant qu'une étude comparable soit effectuée aujourd'hui. Si le résultat est similaire, il s'agirait de se demander pourquoi les établissments publics sont si chers, et d'en tirer les conséquences.
Rédigé par: Heinz Bürki | 26 février 2006 at 15h32
Pourquoi faire simple quand il est si simple de faire compliqué? Il n'y a pas de solutions unilatérales. Ensemble, dialoguons. Ayons l'humilité de discuter entre les partenaires de la formation (prof, parents, élève, etc.). Dans une démocratie, il me semble que c'est l'essentiel de notre apprentissage. A foriori, le langage organise la pensée, objectivisant les problèmes. La parole aux décideurs-euses? A part perturber encore plus le système, on se demande bien ce que ça apporte réellement. Transparence, dialogue, médiation, et tout s'arrange.
Rédigé par: Archibalde Postier | 02 mars 2006 at 21h12