Rencontre avec Philippe Comte, étudiant en communication visuelle à la Haute école d’art et de design de Genève. Âgé de 21 ans, il a concocté l'affiche du Paléo Festival Nyon, dévoilée officiellement le 25 novembre. En troisième année, il devrait obtenir son bachelor en juillet 2010. Comme il se trouvait sur le stand de son école à la Cité, je lui ai tendu l'enregistreur.
Comment en êtes-vous arrivé à prendre part à la course pour créer l'affiche de Paléo?
Chaque année, la HEAD lance le concours au sein de l'école. En première année, il est obligatoire de participer, ce qui est bien. Puis cela devient optionnel. Je me suis présenté deux fois. Et en mars de cette année, j'ai eu la confirmation que mon projet était retenu. Cela fait donc depuis le printemps que je me tais, silence total (rires) !
Expliquez votre concept...
Nous avons été briefés: Paléo voulait quelque chose de très différent des années précédentes. Pas question d'éléments tirés de la musique, plutôt de l'abstrait. Je ne suis pas très à l'aise avec le dessin: je suis parti sur des formes simples, circulaires. L'ensemble compose un visage. Afin de montrer le côté chaleureux de la manifestation, les gens qui se rassemblent... Côté technique, tout a été réalisé avec Illustrator.
Et les couleurs?
Au final, nous avons pris celles du logo. Cela a beaucoup évolué!
Et les produits dérivés?
Depuis début septembre, je suis en stage à temps partiel à la Fonderie à Carouge (une association de graphistes), parallèlement à mes cours. Je travaille pour la partie création, merchandising... Quand on participe au concours, on doit fournir une boîte à outils...
C'est-à-dire?
Des éléments de l'affiche réutilisables sur différents supports. J'avais réalisé une simulation pour le T-shirt, la casquette, etc. Paléo a vu toutes les options possibles. Aujourd'hui, dans le cadre de mon stage, ces formes, ces cinq lettres m'ont permis beaucoup de choses, comme créer des petits personnages, des animaux destinés aux T-shirts pour les enfants... Simplement avec des assemblages, sans couper les formes. Il reste encore beaucoup de travail: certaines maquettes ont été validées, d'autres doivent être modifiées.
La HEAD va vous donner votre diplôme directement?
Non! Mais c'est une belle expérience.
Parlez-nous de votre parcours
Je suis Français. A l'école, en 3e, il faut effectuer un stage en entreprise pour découvrir les métiers. Je suis allé chez Mathys. Les graphistes m'ont parlé de leur travail, et je me suis dit: "je veux faire ça". Ensuite, j'ai passé le concours d'entrée aux Arts appliqués à Genève. Après une année préparatoire, j'ai choisi le graphisme. Trois ans de formation, avec un CFC. En parallèle, j'ai suivi la maturité professionnelle artistique. Ensuite, j'ai enchaîné avec la HEAD, où j'ai été accepté.
Et ensuite, un master?
Non! J'en suis à 7 ans d'études... Avec deux amis, nous avons monté un groupe, dans le but, un jour, de lancer notre propre entreprise.
Edité le 27 novembre
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